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agence de merchandising à Lyon
Olivier Dauvers – spécialiste de la grande distribution sur BFM TV le 09/08/2019

Depuis le 25 août, le groupe Casino ouvre son hypermarché de Angers le dimanche après-midi sans caissier. Nous vous en parlions justement la semaine dernière dans cet article. Evolution, révolution ou tout simplement mauvaise idée, que faut-il penser de cette action ? Notre agence de merchandising à Lyon partage avec vous son avis.

Avis d’expert(s)

Interrogé sur la question sur BFM TV le 09/08/2019, le spécialiste de la grande distribution Olivier Dauvers n’est pas convaincu. Et si notre agence de merchandising à Lyon relaye aujourd’hui son avis, c’est que nous le partageons également.

Pourquoi nous n’y croyons pas

1-Une expérience client oppressante

Autant nous validons le concept du 4 Casino sur 400 m2. Mais le transposer à un hypermarché de près de 5200 m2 semble plus compliqué… pas dans les faits techniques mais dans le vécu du client ! Olivier Dauvers s’interroge : « Retrouvez-vous seul dans un hypermarché, je ne suis pas sûr que l’experience d’achat soit formidable « . Bref, « ça fait peur !  » . Notre expérience des implantations de nuit en GMS durant plusieurs années, nous conforte dans cet avis… Se retrouver dans un grand magasin, seul ou avec quelques clients ne mets pas très à l’aise pour faire ses courses !

2-Le coût d’exploitation des magasins

Autre point que soulève Olivier Dauvers : le coût du travail. En effet dans un premier temps il prend l’exemple de certains malls aux USA qui eux sont ouverts 24h/24… Et cela fonctionne ! Mais la comparaison s’arrête là.

« Le coût d’exploitation des magasins est beaucoup plus bas aux Etats-Unis qu’en France, en raison notamment du coût social… Là-bas, ça ne leur coûte pas très cher d’ouvrir les magasins tout le temps. En plus ils (les employés) travaillent la nuit donc ils remplissent les rayons à ce moment là. Alors qu’il y ait des clients ou qu’il n’y en ait pas, ça ne change pas. En revanche en France, le modèle est un tout petit peu différent parce que le coût social est beaucoup plus élevé. On a des salaires minimum et tant mieux pour ceux qui sont protégés par ça. Donc ouvrir des magasins sur des grandes amplitudes horaires ça va finir par coûter trop cher aux enseignes  » .

3-Coup de com’ & chiffre d’affaires minable

Et à la fin de son intervention, Olivier Dauvers enfonce le clou. Toujours en parlant des enseignes il affirme qu’elles vont « se rendre compte que le jeu n’en vaut pas la chandelle à part peut-être pour des effets de communication. Moi je vous mets mon billet sur la table que cet hypermarché à Angers qui va être ouvert le dimanche après-midi fera un chiffre d’affaires tellement minable que ça n’apportera pas grand chose à la vie économique du magasin en tant que tel. Pour autant en terme de com’, de buzz… De modernité apparente de l’enseigne manifestement ils ont réussi leur coût. Ca fait une semaine qu’on en parle !  » .

4-Les études du moment

Toutes les récentes études retail tentent à prouver qu’il ne suffit pas d’ouvrir un magasin et de laisser les clients se débrouiller pour qu’ils affluent en masse. Certes, selon Paris Havas Shopper, 72% des Français ne veulent pas voir les points de vente physique disparaître. Mais 3/4 des Français ne sont pas prêts à une relation uniquement robotisée avec les marques. Et toutes les études s’accordent à dire que le point de vente doit se réinventer afin de devenir un lieu de vie… Et là en terme de rencontre, partage, échange et expérience, la réponse nous parait être inadaptée.

Bien entendu on peut se tromper… Et c’est bien pour cela que notre agence de merchandising à Lyon suivra l’évolution de ce dossier de près. A bon entendeur !

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